Le court

SOLID
Sébastien Boffet Kraemer
En deux mots
Dans une friche industrielle, l’art prend vie… Une performance étonnante !
Synopsis
Dans un monde où l’image est omniprésente, j’ai tenté d’apporter une certaine simplicité avec mon court
métrage « Solid ». Réunifiés à 24 images/seconde, les murs forment un tout immuable générant l’animation.
Pour aller plus loin
Présenté en 2017 aux Vidéoformes de Clermont-Ferrand, à Paris Courts devant et au Festival du film français de
Sacramento, Solid se situe au croisement de la performance artistique et du court métrage, utilisant le procédé
d’accélération désormais familier du “timelapse” pour faire se succéder, sur le tempo d’une musique au “beat”
lancinant, des intérieurs de bâtiments divers, abandonnés ou même délabrés, où des artistes de rue dessinent
tous un même motif. Un cube en 3D, en l’occurrence, qui devient vite comme une sorte de noyau terrestre, un
centre de gravité, sinon un cœur métaphorique de la vie et de l’univers. De quoi susciter des évocations
personnelles à chaque spectateur – pourquoi pas un parallèle avec le mégalithe de Kubrick ?
Plus de soixante murs ont été filmés par l’artiste lyonnais Seb Kraemer, pour cinq mille photos réalisées et
cinquante heures de montage, soit un travail titanesque de sept mois pour aboutir à ces deux minutes trente, à
peine, vertigineuses et hypnotiques, en reflet critique d’une époque où les images se succèdent jusqu’à
saturation à nos yeux éberlués.
Générique
Production Boffet Sebastien
Scénario Sébastien Boffet Kraemer Musique Nestor Kéa
Durée 02’27 • Catégorie Expérimental • Genre Recherche/Essai • Année 2017 •

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